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Licence professionnelle au Maroc : combien coûte un Bac+3 en un an
Cent trente-cinq formations d'un an ouvrent leurs portes à un titulaire de bac+2. Soixante-dix-neuf affichent leur prix : de 15 000 à 36 000 dirhams, médiane 25 000 — trois fois moins qu'un MBA. Où elles sont, ce que « un an » veut dire, et les trois vérifications avant de signer.
Par AtlarisPublié le 22-08-2026Mis à jour le 30-09-2026Vérifié le 30-09-2026
Un professionnel bloqué à bac+2 pose presque toujours la même question avant toutes les autres : combien ça va me coûter. La réponse est rarement affichée, et jamais comparée. La voici, mesurée sur le catalogue Atlaris au 5 septembre 2026.
Cent trente-cinq formations d'un an ouvrent leurs portes à un titulaire de bac+2. Soixante-dix-neuf affichent leur prix : de 15 000 à 36 000 dirhams, avec une médiane à 25 000 dirhams.
C'est le niveau d'études le moins cher du marché marocain de la formation continue — et de loin.
Le chiffre qui change la décision
| Niveau visé | Tarifs publiés relevés | Médiane |
|---|---|---|
| Bac+3 en un an | 79 | 25 000 MAD |
| Master | 111 | 50 000 MAD |
| Mastère spécialisé | 36 | 43 000 MAD |
| MBA | 29 | 77 000 MAD |
Un Bac+3 coûte donc, à la médiane, trois fois moins cher qu'un MBA et plus d'un tiers de moins qu'un master. L'écart n'est pas une question de qualité : ce sont des diplômes différents, qui ne s'adressent ni au même moment de carrière ni au même employeur.
Ce tableau compare des médianes, pas des programmes. Une médiane dit où se situe le milieu du marché ; elle ne dit rien de ce que vaut une école en particulier, et un tarif au-dessus n'est ni un abus ni une garantie.
Les tarifs les plus bas, école par école
Ces montants sont ceux que les établissements publient eux-mêmes, classés par prix croissant. Ce n'est ni un palmarès ni une recommandation : c'est l'ordre des prix, et rien d'autre.
| Prix total | Établissement | Formations concernées |
|---|---|---|
| 15 000 MAD | Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Tanger | 1 |
| 15 000 MAD | FEG Kénitra | 1 |
| 16 000 MAD | FEG Kénitra | 6 |
| 18 000 MAD | EDEMIA Business School | 4 |
| 18 000 MAD | EST Kénitra | 1 |
| 20 000 MAD | EST Casablanca | 3 |
| 23 000 MAD | ENSI | 7 |
| 24 000 MAD | ENSI | 9 |
| 24 500 MAD | Institut de Management & Business Technology | 1 |
| 25 000 MAD | ENCG Marrakech | 2 |
| 25 000 MAD | FSJES Aïn Chock | 10 |
| 25 000 MAD | FSJES Aïn Sebaâ | 1 |
| 25 000 MAD | FSJES Mohammedia | 5 |
| 26 000 MAD | ENSAM Casablanca | 3 |
Le classement n'obéit qu'à un critère, le prix publié, appliqué à tout le monde de la même façon. Un prix bas n'est pas un bon plan, et un prix élevé n'est pas une garantie. Ce que ce classement montre, c'est surtout qu'à ce niveau d'études, l'écart entre le moins cher et le plus cher va du simple au double et demi — quand la plupart des écoles, elles, ne publient rien du tout.
Ce que « un an » veut dire, exactement
Sur les 135 formations concernées, 68 publient elles-mêmes leur durée — le plus souvent douze mois, parfois dix. Pour les 67 autres, c'est la durée structurelle du diplôme — une licence professionnelle se prépare en un an après un bac+2 — et non un engagement écrit par l'établissement.
La distinction compte au moment de s'organiser : une durée structurelle ne dit rien du calendrier réel, du nombre de semaines de cours, ni de la période des examens. Elle se demande, et par écrit.
Où elles se trouvent
| Ville | Formations |
|---|---|
| Casablanca | 32 |
| Marrakech | 15 |
| Rabat | 15 |
| El Jadida | 9 |
| Agadir | 7 |
| Safi | 4 |
| Fès | 2 |
| Tanger | 1 |
Trente-six formations ne sont rattachées à aucune ville : elles sont portées par des établissements à plusieurs campus, qui ne rattachent pas leurs programmes à un site précis. Elles n'apparaissent donc dans aucun hub de ville, alors qu'elles existent bel et bien — c'est une limite de notre catalogue autant que d'une communication d'école.
Trente établissements portent ces 135 formations, et trois d'entre eux en concentrent un tiers : l'ENSI (24) et, à égalité, la FSJES Aïn Chock et l'ISGA (10 chacune), devant l'ENCG Casablanca, l'ENCG Marrakech et la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d'El Jadida (9 chacune).
Côté contenu, l'offre penche nettement vers la gestion : management (53 formations), commerce (27), gestion de projet et finance (26 chacune), comptabilité (25) et marketing (20). Une même formation peut relever de plusieurs domaines.
Le point où il faut être honnête : le rythme
Sur ces 135 formations, cinquante-cinq seulement publient un rythme en cours du soir ou en fin de semaine, et quatorze une modalité à distance. C'est peu, et c'est le principal obstacle pour quelqu'un qui travaille.
Deux lectures possibles, et nous ne trancherons pas à la place des écoles : soit l'offre en horaires aménagés est réellement marginale à ce niveau, soit elle existe sans être publiée. Ce que nous constatons, c'est qu'un candidat en poste ne peut pas le savoir en lisant les pages.
La conséquence pratique est simple : le rythme est la première question à poser, avant même le prix. Un Bac+3 à 25 000 dirhams qu'on ne peut pas suivre en travaillant ne coûte pas 25 000 dirhams — il coûte un congé.
Trois vérifications avant de signer
La nature exacte du diplôme. Les 135 fiches nomment désormais toutes le diplôme délivré — un intitulé n'est pas pour autant une reconnaissance. « Licence professionnelle » peut désigner un diplôme national, un diplôme d'université, ou un diplôme propre à l'établissement — trois situations qui n'ouvrent pas les mêmes portes, notamment pour poursuivre en master. Notre guide sur la différence entre diplôme d'établissement, national et d'État détaille ce qui les sépare.
Le total, pas la mensualité. Les 79 tarifs ci-dessus sont des totaux pour la totalité du cursus, frais d'inscription compris quand l'école les publie séparément. Une mensualité annoncée seule ne dit rien tant qu'on ne connaît pas le nombre d'échéances. Notre guide obtenir le prix d'une formation qui ne l'affiche pas donne la demande à envoyer mot pour mot.
Ce que vaut votre bac+2 aux yeux de l'école. Treize fiches sur 135 nomment les diplômes d'entrée qu'elles acceptent — DEUG, DUT ou BTS, à l'ENCG Casablanca, à la FSJES Mohammedia, à la FSJES Aïn Chock et à l'EST Kénitra. Les 121 autres disent « bac+2 » et s'arrêtent là. Un titulaire d'un diplôme de technicien spécialisé ne peut donc pas savoir, en lisant la page, si sa candidature entre dans le cadre. C'est une question à poser explicitement, et à faire confirmer par écrit avant tout paiement.
Pour qui ce niveau est le bon
Un Bac+3 en un an sert deux situations très différentes.
Débloquer un plafond. Beaucoup de postes d'encadrement intermédiaire exigent un bac+3 sur le papier, sans que le contenu du diplôme change réellement le travail. Le Bac+3 est alors une condition d'accès, et le moins cher est souvent le plus rationnel.
Ouvrir la porte du master. C'est le point le plus souvent négligé : le master exige un diplôme de niveau licence, et c'est précisément ce que le bac+2 n'est pas. Un Bac+3 est donc la marche obligatoire pour qui vise un master ou un MBA plus tard — et à 25 000 dirhams de médiane contre 50 000 pour le master qui suivra, l'ordre des dépenses a son importance. Et si vous hésitez encore entre les deux formats de licence, licence pro ou licence classique tranche selon le projet.
Le catalogue des formations permet de filtrer sur le niveau d'admission et le rythme, et le diagnostic d'orientation croise votre situation avec l'offre réelle plutôt qu'avec une liste.
Questions fréquentes
Combien coûte une licence professionnelle au Maroc ?
Sur les 79 formations d'un an ouvertes à bac+2 dont l'établissement publie le tarif, le prix total va de 15 000 à 36 000 dirhams, avec une médiane à 25 000 dirhams. Les 56 autres n'affichent aucun montant : il faut le demander. Ces chiffres portent sur les formations que sert Atlaris, pas sur l'ensemble du marché marocain.
Peut-on faire un Bac+3 en un an au Maroc avec un bac+2 ?
Oui : 135 formations du catalogue s'y prêtent, dans 30 établissements et 10 villes. Soixante-huit d'entre elles publient elles-mêmes leur durée ; pour les autres, c'est la durée structurelle du diplôme et elle demande confirmation.
Un diplôme de technicien spécialisé donne-t-il accès à ces formations ?
Treize fiches sur 135 le précisent — DEUG, DUT ou BTS. Les autres annoncent un niveau d'admission « bac+2 » sans nommer les diplômes acceptés. C'est une question à poser à l'établissement avant toute démarche, et à faire confirmer par écrit.
Ces formations se suivent-elles en travaillant ?
Un peu plus du tiers, d'après ce qui est publié : cinquante-cinq formations sur 135 annoncent un rythme en soirée ou en fin de semaine, et quatorze une modalité à distance. Cela ne signifie pas que les autres sont incompatibles avec un emploi, mais qu'elles ne l'annoncent pas — et c'est la première chose à vérifier auprès de l'école.
Vaut-il mieux viser directement un master avec un bac+2 ?
Ce n'est pas possible dans le cadre national : l'accès au cycle de master suppose un diplôme de niveau licence, que le bac+2 ne constitue pas. Le Bac+3 est la marche intermédiaire, et notre guide que faire après un bac+2 détaille les options niveau par niveau.
Méthode
Les chiffres proviennent du catalogue Atlaris, relevé le 5 septembre 2026, sur les formations actives dont le niveau d'admission minimum est bac+2 et la durée comprise entre dix et quatorze mois — un Bac+3 se prépare en une année académique, que l'établissement l'écrive dix, onze ou douze mois. Un prix n'est compté que s'il est publié par l'établissement sur ses propres pages : les montants communiqués sur demande n'entrent pas dans les médianes. Les tarifs en devise étrangère sont exclus, sans conversion.